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JEAN-FRANCOIS SONNAY

 

 

Romancier, formé à l’histoire de l’art à Lausanne et à Rome, auteur de théâtre, enseignant, engagé à plusieurs reprises dans l’action humanitaire, Jean-François Sonnay a publié son premier livre en 1974 avant de s’affirmer comme un spécialiste de l’intermittence. Partageant son temps entre la littérature, l’enseignement et des missions en qualité de délégué du Comité international de la Croix-Rouge dans des pays comme l’Afghanistan, la Colombie ou le Soudan, ce Suisse itinérant a choisi Paris pour port d’attache. Manifeste dans le roman La seconde mort de Juan de Jesus (Prix Schiller et Prix Rambert 1998) ou dans le picaresque Yvan, le bazooka, les dingues et moi (Prix Alpes–Jura 2007 de l’Association des écrivains de langue française), son talent de conteur fait aussi mouche dans Les Contes du tapis Béchir et les Contes de la petite Rose.

 


Pour en savoir plus, rendez-vous à la page Références. Ou bien lisez mon Hobby.

 http://www.campiche.ch/pages/campoche_oeuvres/Hobby_Poche.html

            Les vers ou la prose ?

Adolescent, je pratiquais en amateur toutes sortes d’activités artistiques (théâtre, cinéma, marionnettes, musique, peinture), mais j’ai peu à peu abandonné celles où mon amateurisme était trop flagrant pour me concentrer sur la littérature. J'aimais les mots, leur pâte, leurs énigmes, leurs résonances, mais c’était moins une « vocation » qu’un choix, la littérature m’ayant paru le seul domaine où je pensais pouvoir construire quelque chose comme un « chef-d’œuvre ». Le pari était hasardeux, mais je suis assez têtu et j’y travaille encore. Comédien amateur au Service dramatique de la Radio suisse romande à la fin des années 60, je me suis d’abord intéressé au théâtre et le premier texte que j'ai souhaité rendre public était du domaine dramatique. Trois de mes pièces ont été jouées en version radiophonique.

Pendant mes études, je me suis intéressé à l’histoire, à la sociologie, à la philosophie, et j’ai écrit quelques petits essais, marqués par les préoccupations politiques des années 70. L'expérience aidant, je me sentais plus à l'aise dans la fiction et me suis lancé dans un roman fleuve, Le Tigre en papier, puis dans une série de contes, Pentaméron, suivis par quatre autres romans, deux volumes de contes pour enfants, ainsi que des nouvelles et autres histoires courtes. Si je suis récemment revenu à l’essai avec Hobby, c'était essentiellement pour témoigner de ma situation sociale d’écrivain plus que pour me peindre.


 

 

 

Fiction ou autofiction ? Aventures ou sentiments ? Réalisme ou refus du réalisme? Les catégories sont certes utiles quand on veut parler d’un texte, définir ses caractères ou ses qualités, mais j’avoue qu’elles ne me préoccupent guère quand j’écris. La langue est mon outil de travail et la forme que je lui donne ne se distingue pas dans mon esprit de l’objet qui est en jeu. J’aime bien créer des personnages, écrire des histoires, c’est vrai, des histoires qui parlent de la réalité contemporaine ou passée, des histoires courtes ou longues, pour adultes ou pour enfants, c’est selon. Il m’est arrivé de tenter un poème – je me devais bien d’essayer au moins le sonnet ! – une chanson, une saynète, mais c’étaient des croquis, des exercices, qui ne m’ont jamais paru mériter mieux qu’un fond de tiroir. Je me sens plus honnête avec moi-même dans les textes et les personnages de fiction, que ce soit au théâtre, dans des contes, des nouvelles ou des romans.

Le XXe siècle a fait du roman le genre suprême, le sentier de la gloire littéraire, mais force est de constater que les éditeurs, qui bien souvent l’imposent, mettent sous cette étiquette toutes sortes de produits plus ou moins romanesques. C'est le goût du jour et l'essentiel n'est pas là : à mes yeux, le genre d’un texte n’a pas grand-chose à voir avec le plaisir qu’il donne et c’est le plaisir qui compte. En littérature comme en amour. Le plaisir qui ne vient jamais seul, mais avec toute sa cour de préludes, de savoirs, d’émotions, de souvenirs, de réflexions.

La seule règle que je m'efforce d’observer dans ma petite cuisine littéraire, c’est de changer de recette à chaque plat. Persuadé que ma vie ne mérite ni plus ni moins d’attention que celle de n’importe qui et qu’elle serait de toute façon trop courte pour que je perde mon temps à vouloir en faire une œuvre d’art, je préfère me concentrer sur la réalisation d’objets plus simples et davantage susceptibles d’achèvement de mon vivant. Bien persuadé que la vie se chargera seule, et peut-être malgré moi, d’assurer la singularité de mon ouvrage, je m'attache à expérimenter des formes différentes, à modifier la structure, à changer le ton, à jouer sur les points de vue, sur les perspectives, à développer les harmoniques, à ouvrir en somme portes et fenêtres pour que chacun de mes textes ait son identité, son indépendance, et pour que le lecteur puisse se l’approprier sans avoir à se soucier ni de moi ni du reste de mon œuvre.


La liste complète de mes publications en littérature (théâtre, essais, romans, contes, nouvelles) et en histoire de l'art,  ainsi que des liens  et une adresse de contact,  sont à la page Références